Brouillard de pensées de la journée ressassées encore et encore...

Brouillard de pensées de la journée ressassées encore et encore...
" Je me sens une âme de cumulus aujourd'hui. "

Une phrase dite comme ça, au hasard.
Et plus les minutes passent, plus je me dis que c'est la réalité.

Un gros nuage cotonneux doux et inoffensif au premier abord.
Une nuage chargé de grosses gouttes d'eau, qui stagne dans ce coin de ciel brumeux.
Le genre de truc trop lourd et trop empoté pour pouvoir faire quoi que se soit.
Le genre de nuage qui attend un rien du tout pour devenir gris et menaçant, pour gronder et lancer des éclairs à tout va.
Le nuage qui se déverserait en torrent de gouttes d'eau d'un seul coup, sans prévenir.

Une humeur noir et changeante me direz vous?
Oui, à peu près,
Mais la météo est si souvent inexacte de nos jours...

# Posté le lundi 03 novembre 2008 11:06

...

...
L'automne est passé depuis quelques temps, emportant avec lui toutes ces feuilles habillant les arbres.
Fatiguées d'avoir été présentes tout l'été elles se sont laissées tomber une à une, tourbillonant dans le vent.
A partir de cet instant elles sont devenues mortes, comme si le simple fait de ne plus être accrochée à une branche justifiait le terme de feuille morte.
C'est étrange la langue française, car pour moi il n'y a rien de plus vivant qu'une feuille morte.

C'est lorsqu'elles sèchent et qu'on les écrase en leur marchant dessus qu'elles font le plus de bruit. Elles se mettent alors à craquer et se manifestent de plus belle sous chacun de nos pas les broyant, les écrasant.

Lorsque le vent se lève elles se mettent à danser.
On pourrait croire que leur trop longue immobilité aurait engourdit leur tige et leurs nervures mais il n'en est rien.
Au contraire, la soudaine liberté qui leur est donnée est comme une délivrance pour elles, et elles le montrent bien.
Toutes ces feuilles se lancent dans une longue valse, tourbillonant au rythme des rafales.
Elles se laissent porter par le souffle, le vent devient leur mélodie et les rues leur piste de danse.
Bien sûr elles ne sont pas parfaitement synchronisées, tu croyais quand même pas qu'elles allaient sortir leurs pointes pour te faire un ballet digne de l'opéra de paris?
Elles préfèrent aller dans tous les sens, n'obeir à aucune règle, et c'est ça qui est beau.
Elles n'essaient pas de mieux voltiger que les autres ces feuilles, elles ne font pas de compétition, leur but c'est de vivre à travers cette danse comme elles ne pourront plus jamais le faire dans leur vie, et elles y arrivent très bien.

Si c'était le seul moyen de devenir vivante, moi aussi je me serais détachée de ma branche depuis longtemps.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 15:42

Nouvelle coupe !!

Nouvelle coupe !!
En voici une autre mais cette fois-ci sans les lunettes. Je trouve qu'il y a une différence. Contente d'y être allée avec ma best friend, Coralie.

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 10:11

Ouvre toi !!!

Ouvre toi !!!
Un jour je la pousserai cette porte.
Du bout des doigts, tout doucement et en silence.
Je l'entrebâillerai juste ce qu'il faut.
Toi tu serais derrière, comme si tu m'attendais.
Comme si tu savais que j'allais venir.

Alors je ferais un pas en avant, j'ôterais mes chaussures et j'irais m'assoir sur un tabouret en bois.
Et là tout deviendrait évident.
Tout.
Une sorte d'illumination voulue, une certitude qui frappe là où on ne s'y attend pas.
Ce ne sera peut être pas beau à voir comme illumination mais peu importe.
Peut être que ça changera quelque chose, peut être que non.

Ce qui est sûr c'est qu'en repartant je la laisserai ouverte...

... la porte.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 15:00

Tu vois, tu n'es pas le seul à écrire mal parfois ...

Tu vois, tu n'es pas le seul à écrire mal parfois ...
Petit à petit ça monte, monte, monte.
Ça arrive dans la gorge, ça s'enroule autour des cordes vocales.
Besoins de parler? Non merci.
On voit la chose arriver, on la devine, tapie comme une bête féroce.
On sait qu'elle est là mais on l'ignore superbement pour continuer de vivre tout simplement.
Des tonnes de "on dit" s'accumulent dans un coin de la tête, de mauvais pressentiments qu'on balaie d'un geste de la main. Comme on chasserait une mouche malvenue, oui.
On se fait des idées, on a peur soudainement puis on se rassure à grand coup d'expressions bateaux et de jolies phrases insensées.
On se renferme sur soi même aussi puis on attend. On ne sait plus trop ce qu'on attend d'ailleurs mais peut importe, ce qui compte c'est d'être à l'affut quoi qu'il arrive.
Et plus on attend plus le temps est long.

Vivre dans le présent n'est pas forcément une bonne chose.
Et retourner en arrière? Impossible.
Bon.
Tant pis.

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 15:19